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boufonjulie250
"C'est un malheur du temps
que les fous guident les aveugles"

William Shakespeare - "le Roi Lear"
diogene naufrage6
Délires de beauf réactionnaire
boufonjulie250
"C'est une chance pour la France d'être
le premier pays musulman d'Europe

Edwin Plenel - "20 minutes" - 19.09.2014

Paroles de philosophe

finkielkraut125
"L’antiracisme est le communisme du XXIe siècle."
"Plus la diversité est problématique, plus vous êtes condamnés à l’aimer
sous peine de racisme."
Alain Finkielkraut, de l'Académie Française
hugo
"Je sais que c'est la coutume
D'adorer ces nains géants
Qui, parce qu'ils sont écume,
Se supposent océans ;"
Victor Hugo 1802-1885 : Les Contemplations, 1856

boumedienne
Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire.
Houari Boumedienne 1932-1978, Président République Algérienne
Discours Assemblée Générale Extraordinaire ONU 10.04.1974
ormesson
C’est quand même un phénomène étonnant, Hollande. […] C’est un homme qui est double : il se regarde sans cesse faire. Et qu’est-ce qu’il fait ? Pas grand-chose. Il passe son temps à commenter ce qu’il a fait ou ce qu’il n’a pas fait.
Jean d’Ormesson, écrivain et philosophe
"Le Club de la Presse"

La presse progressiste et bien-pensante affiche ce soir sa fierté de voir le gouvernement de Manuel VALLS utiliser l'article 49-3 de la constitution pour imposer à une majorité de ses députés hostiles la fameuse "loi Macron" supposée libérer l'économie. Comment ne pas en sourire, lorsque l'on se souvient de la haine manifestée par le parti socialiste pour cette disposition constitutionnelle et des impérissables et fortes paroles du premier secrétaire de ce parti pour la condamner :

Ainsi parlait BOZO-le-CLOWN 

Le 49-3 est une brutalité,
Le 49-3 est un déni de démocratie,
Le 49-3 est une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire !

Initialement militant trotskyste à la Ligue Communiste Révolutionnaire et rédacteur du journal "Rouge", il est issu d'une famille martiniquaise très engagée politiquement, son Père ayant été radié de son poste de recteur de l'Education Nationale pour activités antinationales en 1962. Edwy Plenel entre ensuite à la rédaction du MONDE en 1980 et va développer une vision agressive de son métier, conçu comme  instrument de pouvoir et de déstabilisation politique, se faisant notamment remarquer par la divulgation de l'affaire des écoutes illégales de l'Elysée, puis sa croisade contre Roland Dumas. Postulant à la Direction du quotidien socialiste, il est écarté de ce poste au profil de son rival Jean-Marie Colombani par la société des rédacteurs qui ne partagent pas ses conceptions d'un journalisme militant, pour lequel la fin justifie tous les moyens. Licencié, il fonde par dépit  MEDIAPART et donne libre-cours à une information de caniveau entièrement axée sur la recherche du "scoop" et  la dénonciation de "scandales", notamment en devenant le correspondant de WikiLeaks. Seuls ses financiers échappent à son courroux ! Surnommé "Mouche à merde", ou "La Fouine", utilisant tous les moyens possible d'investigation, même les moins avouables,  puisque auto-proclamé "chevalier blanc" - "sauveur de la démocratie" et "grand ayatollah de l'investigation politique", donc non soumis aux règles communes de droit comme le citoyen lambda,   il recueille  anonymement des preuves miraculeusement "déposées" dans sa boîte aux lettres !. Il est  soit divinisé par les jeunes journalistes socialo-marxistes version bobo formés à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, qui trustent les places dans les rédactions de service public où ils perçoivent des salaires payés par l'ensemble des citoyens pour le service d'une côterie, soit haï par les représentants d'une Presse plus classique, respectueuse des droits et libertés des individus et soumises aux régles déontologiques de la profession. Avec l'exécution publique du ministre du budget Jérôme Cahuzac, il connaît son heure de gloire ! Personne ne s'interroge sur les moyens mis en oeuvre pour accéder aux documents d'instruction pourtant réputés secrets et protégés par la loi, ni sur les preuves apportées à partir d'enregistrements d'interceptions téléphoniques illégales. Mais en France, on peut tout se permettre ; on n'est pas en Russie où des journalistes perdent accidentellement la vie pour bien moins que cela.

edwy plenel mouches 650"Scatophage du fumier", "Mouche à merde", ou "La Fouine", idole et modèle d'une certaine catégorie de jeunes journalistes socialo-marxistes versus "bobo" formés par l'E.S.J de LILLE et massivement recrutés sur les médias de service public pour servir l'idéologie d'une côterie aux frais du contribuable

Enfin, pas trop de soucis pour Mr PLENEL ! Depuis 1983, les deux hommes se côtoient, s'estiment, collaborent et échangent ; PLENEL a même laissé entendre qu'HOLLANDE, Dr de Cabinet du Ministère de l'Information en 1983, était son informateur, sa "gorge profonde" dans l'affaire des irlandais de Vincennes ! Vrai ou faux, toujours est-il que les deux se tutoient et se renseignent mutuellement comme PLENEL l'a fait dès décembre 2012 pour l'affaire CAHUZAC ! Il est un pion dans la stratégie de manipulation de l'opinion publique poursuivie par HOLLANDE, qu'il déplace à son gré en fonction de ses intérêts en échange de quelques informations de première main. L'entente et la parfaite coordination entre les deux hommes est parfaitement mise en scène en 2011 lorsqu'ils écrivent de concert le livre destiné à lancer la campagne de FLANBY, le trop vite oublié "Devois de Vérité", sous-titré "dialogues avec Edwy Plenel".

najaudEt pourquoi pas après tout ? Najat VALLAUD-BELKACEM est Ministre des Droits de la Femme et Porte Parole du Gouvernement ! Mais plus que çela, elle est aussi la vivante illustration du lobby bobo-gay au sein du gouvernement, son meilleur défenseur. Au nom de la laïcité, elle a tenu courageusement meeting avec les associations gays et lesbiennes, dans des établissements scolaires pour convaincre des enfants de 12 ans du bien fondé du mariage gay.

Mais, après avoir obtenu satisfaction sur ce point, il faut pousser son avantage : ne voila-t-il pas que sa nouvelle lubie vise à reécrire les manuels scolaires d'histoire et de littérature pour mettre en valeur la pédérastie ce certains écrivains, poètes, peintres et créateurs en tout genre, mais aussi d'éminents personnages historiques comme élément moteur de leur action et marquer ainsi le rôle épanouissant, éminent et bénéfique de leur orientation sexuelle dans leurs oeuvres ou leurs actions politiques éminentes !

Bien entendu, les associations gays et lesbiennes tiendraient un rôle central et déterminant dans ces commissions de révision ; il fut un temps pas si lointain où les socialistes se révoltèrent contre certains historiens qualifiés  de "négationistes" parce que leurs travaux sur la deuxième guerre mondiale mettaient en doute la réalité de la "shoah" et de la "solution finale". Ils firent interdire ces oeuvres, radier leurs auteurs des cercles universitaires où ils enseignaient. Ils votèrent même une loi criminalisant ce genre de recherches qui allaient à l'encontre de la pensée unique socialiste, en créant le délit de "révisionnisme historique". Bien entendu, la non dénonciation des crimes staliniens, maoïstes, polpotiens et autres coréens du nord échappaient au domaine d'application et à la rigueur de cette loi.

Et Mme Najat VALLAUD BELKACEM, puisqu'elle bénéficie de la double nationalité franco-marocaine, gagnerait en cohérence et en lisibilité à défendre aussi courageusement et ardemment les mêmes convictions dans son pays natal, où l'homosexualité constitue toujours un crime, puni par l'article 489 du Code Pénal marocain de peines d'amendes et de prison ferme, que dans son pays d'adoption où l'on peut tout se permettre ! Mais, pour cette spécialiste du double language, comme aurait pu l'écrire Pascal (qui n'était pourtant pas homosexuel !), vérité en deça de la Méditerranée, erreur au-delà !

Lire sur ATLANTICO l'article de Benoît Rayski : Rimbaud doit-il porter le triangle rose

maternelleAlors qu'en ce début d'année 2013 le chômage déferle sur le pays avec la force irrésistible d'un tsunami, que l'industrie automobile et la métallurgie s'effondrent, que les forces populistes et démagogiques du FRONT de GAUCHE et du PCF frappent sans trêve à bras raccourci sur le candidat qu'ils ont porté au pouvoir il y a quelques mois, que les Ecologistes tirent sur lui comme dans un stand de foire tout en conservant les précieux postes ministériels dont il leur a fait l'aumône,
Que le Président lui-même, coiffé de la casquette de BUGEAUD, passe les jours les plus inoubliables de sa vie au MALI où il explore le Nord saharien du pays avec le courage d'explorateur d'un SAVORGNAN de BRAZZA et la hardiesse militaire d'un Général MARCHAND à FACHODA, tout en assurant les populations qui l'acclament qu'il serait aussi généreux, bienveillant et attentionné avec elles que le bon Docteur SCHWEITZER dans son Hôpital de LAMBARENE pour leurs voisins gabonais,
Que Christiane TAUBIRA, l'indépendantiste guyanaise, continue courageusement à l'Assemblée Nationale son oeuvre en faveur du lobby gay de destruction systématique des valeurs de la société française, de déchirement et fracturation de son tissu social, 
Mme Sandrine MAZETIER, Député PS du 8eme arrondissement de Paris, nous ramène aux réalités en nous rappelant la nécessité de réformes fondamentales pour sortir le pays de son marasme et de son enlisement : elle nous apprend opportunément que le terme ECOLE MATERNELLE est d'essence sexiste et qu'il doit être immédiatement modifié par voie législative "pour neutraliser la charge affective maternante du mot maternelle !" (sic), sans saisir pour avis le Comité National d'Ethique
Elle nous démontre par là-même que le degré zéro de la médiocrité socialo-bobo-gay n'atteindra  jamais le fond du ridicule et de la médiocrité tant ses ressources et son imagination sont infinies, fut-ce au prix du mépris de leurs fonctions et d'une désespérante et navrante humiliation pour le pays qu'ils représentent !

 

Chronique d'un désastre annoncé

de_gaulle
Les gens de gauche ont rarement de grand projet, ils font de la démagogie. Et se servent des mouvements d’opinion.
La gauche tire le haut de la société vers le bas, par idéal d’égalitarisme. C’est comme ça que l’on a fini dans l’abîme en 1940…..
Les socialistes sont d’éternels utopistes, des déphasés, des apatrides mentaux… Ils gaspillent toujours la plus grande partie des crédits. On ne les a jamais vu dépenser efficacement les crédits… Je n’aime pas les socialistes, car ils ne sont pas socialistes…. Parce qu’ils sont incapables, Ils sont dangereux.
Charles de Gaulle 1890-1970

Minable, vous avez dit "minable" ? Comme c'est minable.
je suis né en 1948, j'ai commencé à travailler à l'âge de 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique. j'ai toujours payé mes taxes et impôts quelqu'en soit le taux sous tous les gouvernements en place.
A aucun moment, je n'ai failli à mes devoirs. Les films historiques auxquels j'ai participé témoignent de mon amour de la France et de son histoire.
Des personnages plus illustres que moi ont été expatriés ou ont quitté notre pays.
Je n'ai malheureusement plus rien à faire ici, mais je continuerai à aimer les français et de public avec lequel j'ai partagé tant d'émotion !
Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés.
Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté.
Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis.
Je n'ai pas à justifier les raisons de mon choix, qui sont nombreuses et intimes.
Je pars, après avoir payé en 2012, 85% d'impôt sur mes revenus. Mais je conserve l'esprit de cette France qui était belle et qui j'espère, le restera.
Je vous rends mon passeport et ma Sécurité Sociale, dont je ne me suis jamais servi. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué.
Je trouve minable l'acharnement de la justice contre mon fils Guillaume jugé par des juges qui l'ont condamné tout gosse à 3 ans de prison ferme pour 2 grammes d'héroïne, quand tant d'autres échappaient à la prison pour des faits autrement plus graves.
Je ne jette pas la pierre à tous ceux qui ont du cholestérol, de l'hypertension, du diabète ou trop d'alcool ou ceux qui s'endorment sur leur scooter, je suis un des leurs, comme vos chers médias aiment tant à la répéter.
Je n'ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j'ai payé 145 millions d'euros d'impôts en 45 ans, je fais travailler 80 personnes dans des entreprises qui ont été créées por eux et qui sont gérées par eux.
Je ne suis ni à plaindre ni à vanter mais je refuse le mot "minable".
Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande Mr Ayrault, Premier ministre de mr Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous ?
Malgré mes excès, monn appétit et mon amour de la vie, je suis un être libre, Monsieur, et je vais rester poli.

Gérard Depardieu

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fernand braudelFernand Braudel (1902-1985) Académicien français, Professeur au Collège de France, reconnu comme l'un des plus grands historiens du XXe siècle

"La seule grande ville de l'intérieur, en-dehors de Paris, est Toulouse. Malgré des poids terriblement inégaux des deux villes (hier et aujourd'hui), ce rapprochement semble à la réflexion, avoir sa logique. Ne s'agit-il pas des centres de gravité des deux plus vastes bassins sédimentaires de France, le bassin Parisien et le bassin d'Aquitaine ? Toulouse est favorisée par sa position géographique, face au Massif Central, à la Méditerranée, aux Pyrénées, à l'Espagne et à l'Atlantique. Une région céréalière proche et riche équilibre sa vie. La Garonne peut se comparer à la Seine, même si la comparaison ne tourne pas à son avantage. La ville a aussi, des siècles durant, dominé le monde composite et culturellement doué du Languedoc. L'histoire la favorisant, sa langue, comme la langue de l'Ile-de-France, aurait pu conquérir de vastes espaces, au-delà du Rhône comme vers l'océan. Toulouse, un Paris qui n'aura pas réussi ? Aujourd'hui, prendrait-elle sa revanche ... ?

Ces idées paraîtront, sans doute, insolites. Et pourtant ne rejoignent-elles pas l'essentiel, je veux dire, une fois de plus, la coexistence de deux Frances, celle d'oil et celle d'oc ? Est-ce Paris qui a infériorisé, tué à distance la ville de la violette, comme elle a maintenu sous le boisseau Orléans ou Reims, ces rivales du Nord où l'histoire de France aurait pu trouver son centre de gravité ..."

 

In "Identité de la France", livre 1 : "Espace et Territoire",
chapitre 2 : "Cohésion du Peuplement",
section 3 : "les Villes",
p.217  "Place aux grandes villes"

 

fernand braudelFernand Braudel (1902-1985) Académicien français, Professeur au Collège de France, reconnu comme l'un des plus grands historiens du XXe siècleA défaut d’unité physique, économique, sociale, la France aurait-elle l’avantage d’une unité culturelle ? Peut-être… Mais on sait d’avance, sans discussion possible, que s’il y a, au plus haut,une « civilisation » française une, élitiste, qui se veut éclat, splendeur, enveloppe, structure ou mieux superstructure, dominatiion, contrainte, il y a non moins, sur notre territoire, affrontées depuis des siècles, au moins deux larges civilisations sous-jacentes, avec chacune un royaume linguistique : la civilisation d’oil, qui a été victorieuse, la civilisation d’oc à qui le destin a réservé la situation, en gros, d’une presque colonie. Le Nord l’écrase de sa réussite matérielle… Donc, il y a cassure, plaie ouverte entre le Nord et le Midi de part et d’autre de la longue frontière linguistique qui court de La Réole sur la Garonne jusqu’au bassin du Var, englobant au passage, une notable partie du Massif Central et des Alpes …. Il est hors de doute, en tout cas, que le passé de la France se partage de part et d’autre de cette France médiane. D’ordinaire, ce qui se passe au Nord ne se passera pas de la même manière au Sud, et vice-versa : la civilisation (façon de naître, de vivre, d’aimer, de se marier, de penser, de croire, de rire, de se nourrir, de se nourrir, de se vêtir, de bâtir ses maisons et de regrouper ses champs, de se comporter les uns vis-à-vis des autres) n’est presque jamais la même du oui nordique au oui méridional, de l’oil à l’oc. Il y a eu, il y a encore, il y aura toujours, vers le sud, une « autre » France Une autre France, c’est ce que les gens du Nord ne cessent de découvrir et de clamer à tue-tête, avec à propos et hors de propos, car leur étonnement tourne plus d’une fois à la mauvaise humeur. Tant pis pour eux !

 

In : "L'identité de la France", livre 1 : "Espace et territoire",
chapitre 1 : "la France se nomme diversité",
section 2 : "Expliquer le divers", p.72 : "Langue d'Oc, langue d'oil"

 

Article de "Jean Jaurès in « La Dépêche » - 15 août 1911"


Jaures 250Jean Jaurès" Il y a un an, dans le loisir d’esprit de nos vacances parlementaires, j’avais discuté la thèse de ceux qui croient pouvoir ressusciter en France une civilisation méridionale autonome et faire de la langue et de la littérature du Languedoc et de la France un grand instrument de culture. J’avais établi, je crois, qu’il y a là une grande part de chimère, que la langue et la littérature de la France étaient désormais et seraient de plus en plus pour tous les Français le moyen essentiel de civilisation, qu’au demeurant l’entreprise méridionale n’avait pas le caractère « populaire » et spontané qu’on affectait d’y voir ; qu’elle était pour une large part l’œuvre préméditée de bourgeois cultivés, pénétrés des lettres classiques, et qui avaient retrouvé et ranimé, par érudition autant que par inspiration des sources longtemps endormies ; j’ajouterai qu’au demeurant la création littéraire de ces hommes était souvent raffinée, plus large et virgilienne, mais de forte tradition païenne avec Fourès ; amoureuse, vivante, et passionnée mais de tour et de souvenir hellénique chez Aubanel ; et que seuls ceux qui connaissaient les grands chemins battus du Parnasse et de l’Olympe pouvaient goûter tout le charme de ces sentiers sinueux de la poésie méridionale qui courent en feston le long des grandes routes glorieuses.

Mais je disais aussi avec une force de conviction qui ne fait que s’accroître que ce mouvement du génie méridional pouvait être utilisé pour la culture du peuple du Midi. Pourquoi ne pas profiter de ce que la plupart des enfants de nos écoles connaissent et parlent encore ce que l’on appelle d’un nom grossier « le patois ». Ce ne serait pas négliger le français : ce serait le mieux apprendre, au contraire, que de le comparer familièrement dans son vocabulaire, sa syntaxe, dans ses moyens d’expression, avec le languedocien et le provençal. Ce serait, pour le peuple de la France du Midi, le sujet de l’étude linguistique la plus vivante, la plus familière, la plus féconde pour l’esprit.

Par là serait exercée cette faculté de comparaison et de raisonnement, cette habitude de saisir entre deux objets voisins, les ressemblances et les différences, qui est le fond même de l’intelligence. Par là aussi, le peuple de notre France méridionale connaît un sentiment plus direct, plus intime, plus profond de nos origines latines. Même sans apprendre le latin, ils seraient conduits, par la comparaison systématique du français et du languedocien ou du provençal, à entrevoir, à reconnaître le fonds commun de latinité d’où émanent le dialecte du Nord et le dialecte du Midi. Des siècles d’histoire s’éclaireraient en lui et, penché sur cet abîme, il entendrait le murmure lointain des sources profondes.

Et tout ce qui donne de la profondeur à la vie est un grand bien. Aussi, le sens du mystère qui est pour une grande part le sens de la poésie, s’éveille dans l’âme. Et elle reçoit une double et grandiose leçon de tradition et de révolution, puisqu’elle a, dans cette chose si prodigieuse et si familière à la fois qu’est le langage, la révélation que tout subsiste et que tout se transforme. Le parler de Rome a disparu, mais il demeure jusque dans le patois de nos paysans comme si leurs pauvres chaumières étaient bâties avec les pierres des palais romains.

Du même coup, ce qu’on appelle « le patois », est relevé et comme magnifié. Il serait facile aux éducateurs, aux maîtres de nos écoles de montrer comment, aux XIIe et XIIIe siècles, le dialecte du Midi était un noble langage de courtoisie, de poésie et d’art ; comment il a perdu le gouvernement des esprits par la primauté politique de la France du Nord, mais que de merveilleuses ressources subsistent en lui. Il est un des rameaux de cet arbre magnifique qui couvre de ses feuilles bruissantes l’Europe du soleil, l’Italie, l’Espagne, le Portugal. Quiconque connaîtrait bien notre languedocien et serait averti par quelques exemples de ses particularités phonétiques qui le distinguent de l’italien, de l’espagnol, du catalan, du portugais, serait en état d’apprendre très vite une de ces langues.

Et même si on ne les apprend pas, en effet, c’est un agrandissement d’horizon de sentir cette fraternité du langage avec les peuples latins. Elle est bien plus visible et sensible dans nos dialectes du Midi que dans la langue française, qui est une sœur aussi pour les autres langues latines, mais une sœur un peu déguisée, une sœur « qui a fait le voyage de Paris ». L’Italie, l’Espagne, le Portugal s’animent pour de plus hauts destins, pour de magnifiques conquêtes de civilisation et de liberté. Quelle joie et quelle force pour notre France du Midi si, par une connaissance plus rationnelle et plus réfléchie de sa propre langue et par quelques comparaisons très simples avec le français d’une part, avec l’espagnol et le portugais d’autre part, elle sentait jusque dans son organisme la solidarité profonde de sa vie avec toute la civilisation latine !

Dans les quelques jours que j’ai passés à Lisbonne, il m’a semblé plus d’une fois, à entendre dans les rues les vifs propos, les joyeux appels du peuple, à lire les enseignes des boutiques, que je me promenais dans Toulouse qui serait restée une capitale, qui n’aurait pas subi, dans sa langue une déchéance historique et qui aurait gardé, sur le fronton de ses édifices, comme à la devanture de ses plus modestes boutiques, aux plus glorieuses comme aux plus humbles enseignes, ses mots d’autrefois, populaires et royaux. De se sentir en communication avec la beauté classique par les œuvres de ses poètes, de se sentir en communication par sa substance même avec les plus nobles langues des peuples latins, le langage de la France méridionale recevra un renouveau de fierté et de vie. Notre languedocien et notre provençal ne sont guère plus que des baies désertées, où ne passe plus le grand commerce du monde ; mais elles ouvrent sur la grande mer des langages et des races latines, sur cette « seigneurie bleue » dont parle le grand poète du Portugal.

Il faut apprendre aux enfants la facilité des passages et leur montrer par delà la barre un peu ensablée, toute l’ouverture de l’horizon.

J’aimerais bien que les instituteurs, dans leurs Congrès, mettent la question à l’étude.

C’est de Lisbonne que j’ai écrit ces lignes, au moment de partir pour un assez lointain voyage, où je retrouverai d’ailleurs, de l’autre côté de l’Atlantique, le génie latin en plein épanouissement. C’est de la pointe de l’Europe latine que j’envoie à notre France du Midi cette pensée filiale, cet acte de foi en l’avenir, ces vœux de l’enrichissement de la France totale par une meilleure mise en œuvre des richesses du Midi latin. "

Article de Jean Jaurès in "Revue de l’Enseignement Primaire" - 15 octobre 1911

Jaures 250Jean Jaurès" Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion d’admirer en pays basque, comment un antique langage, qu’on ne sait à quelle famille rattacher, avait disparu. Dans les rues de Saint-Jean-de-Luz on n’entendait guère parler que le basque, par la bourgeoisie comme par le peuple ; et c’était comme la familiarité d’un passé profond et mystérieux continué dans la vie de chaque jour. Par quel prodige cette langue si différente de toutes autres s’est-elle maintenue en ce coin de terre ?

Mais quand j’ai voulu me rendre compte de son mécanisme, je n’ai trouvé aucune indication. Pas une grammaire basque, pas un lexique basque dans Saint-Jean-de-Luz où il y a pourtant de bonnes librairies. Quand j’interrogeais les enfants basques, jouant sur la plage, ils avaient le plus grand plaisir à me nommer dans leur langue le ciel, la mer, le sable, les parties du corps humain, les objets familiers ! Mais ils n’avaient pas la moindre idée de sa structure, et quoique plusieurs d’entre eux fussent de bons élèves de nos écoles laïques, ils n’avaient jamais songé à appliquer au langage antique et original qu’ils parlaient dès l’enfance, les procédés d’analyse qu’ils sont habitués à appliquer à la langue française.

C’est évidemment que les maîtres ne les y avaient point invités. Pourquoi cela, et d’où vient ce délaissement ? Puisque ces enfants parlent deux langues, pourquoi ne pas leur apprendre à les comparer et à se rendre compte de l’une et de l’autre ? Il n’y a pas de meilleur exercice pour l’esprit que ces comparaisons ; cette recherche des analogies et des différences en une matière que l’on connaît bien est une des meilleures préparation de l’intelligence. Et l’esprit devient plus sensible à la beauté d’une langue basque, par comparaison avec une autre langue il saisit mieux le caractère propre de chacun, l’originalité de sa syntaxe, la logique intérieure qui en commande toutes les parties et qui lui assure une sorte d’unité organique.

Ce qui est vrai du basque est vrai du breton. Ce serait une éducation de force et de souplesse pour les jeunes esprits ; ce serait aussi un chemin ouvert, un élargissement de l’horizon historique.

Mais comme cela est plus vrai encore et plus frappant pour nos langues méridionales, pour le limousin, le languedocien, le provençal ! Ce sont, comme le français, des langues d’origine latine, et il y aurait le plus grand intérêt à habituer l’esprit à saisir les ressemblances et les différences, à démêler par des exemples familiers les lois qui ont présidé à la formation de la langue française du Nord et de la langue française du Midi. Il y aurait pour les jeunes enfants, sous la direction de leurs maîtres, la joie de charmantes et perpétuelles découvertes. Ils auraient aussi un sentiment plus net, plus vif, de ce qu’a été le développement de la civilisation méridionale, et ils pourraient prendre goût à bien des œuvres charmantes du génie du Midi, si on prenait soin de les rajeunir un peu, de les rapprocher par de très légères modifications du provençal moderne et du languedocien moderne.

Même sans étudier le latin, les enfants verraient apparaître sous la langue française du Nord et sous celle du Midi, et dans la lumière même de la comparaison, le fonds commun de latinité, et les origines profondes de notre peuple de France s’éclaireraient ainsi, pour le peuple même, d’une pénétrante clarté. Amener les nations et les races à la pleine conscience d’elles-mêmes est une des plus hautes œuvres de civilisation qui puissent être tentées. De même que l’organisation collective de la production et de la propriété suppose une forte éducation des individus, tout un système de garanties des efforts individuels et des droits individuels, de même la réalisation de l’unité humaine ne sera féconde et grande que si les peuples et les races, tout en associant leurs efforts, tout en agrandissant et complétant leur culture propre par la culture des autres, maintiennent et avivent dans la vaste Internationale de l’humanité, l’autonomie de leur conscience historique et l’originalité de leur génie.

J’ai été frappé de voir, au cours de mon voyage à travers les pays latins, que, en combinant le français et le languedocien, et par une certaine habitude des analogies, je comprenais en très peu de jours le portugais et l’espagnol. J’ai pu lire, comprendre et admirer au bout d’une semaine les grands poètes portugais. Dans les rues de Lisbonne, en entendant causer les passants, en lisant les enseignes, il me semblait être à Albi ou à Toulouse.

Si, par la comparaison du français et du languedocien, ou du provençal, les enfants du peuple, dans tout le Midi de la France, apprenaient à retrouver le même mot sous deux formes un peu différentes, ils auraient bientôt en main la clef qui leur ouvrirait, sans grands efforts, l’italien, le catalan, l’espagnol, le portugais. Et ils se sentiraient en harmonie naturelle, en communication aisée avec ce vaste monde des races latines, qui aujourd’hui, dans l’Europe méridionale et dans l’Amérique du Sud, développe tant de forces et d’audacieuses espérances. Pour l’expansion économique comme pour l’agrandissement intellectuel de la France du Midi, il y a là un problème de la plus haute importance, et sur lequel je me permets d’appeler l’attention des instituteurs."

Sagesse des nations

orwell
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime : il est complice !
Georges Orwell 1903-1950 : Ecrits politiques

huxley
"La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'escalavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur serviture"
Aldoux Huxley 1894-1963 : Le meilleur des mondes

Notre ami, notre Maître !

queilleEn ces instants difficiles pour l'orgueil et les ambitions d'un prétentieux arrogant à l'égo démesuré et hors sol, se voulant indissolublement lié à l'avenir politique du pays, mais dont l'action passée ne suscite que honte, rejet, dégoût et abjection, même dans son plus proche cercle, une pensée posthume et émue pour le maître spirituel qui a inspiré son ascension et son quinquennat vain, absurde,  finalement inutile et désastreux pour son pays !

Henri QUEILLE (1884-1970) est un homme d'état qui a exercé au plus haut niveau sous les IIIe et IVe République et a laissé par ses aphorismes un enseignement marquant pour la réussite en politique de tout homme avide de pouvoir, mais ne possédant ni l'autorité, ni les qualités morales et intellectuelles,  ni les compétences, ni la sagesse indispensables à l'exercice des charges publiques les plus exigeantes. 
Elu corrézien très ancré dans ce département dont il occupa tous les postes d'élu local et départemental, ce Médecin est une figure incontournable du "radical-socialisme" franc-maçon, cette "gauche cassoulet" clientéliste qui, avec ses vieilles recettes éculées, contre "vents et marées" triomphe toujours dans le midi du pays, notamment en région Occitanie !.

Homme politique brillant, plusieurs fois Ministre sous la IIIe République et trois fois Président du Conseil sous la IVe République, la charge de Président de la République lui était  promise s'il ne l'avait écartée  pour des raisons de santé. Son empreinte est indélibile dans la politique française, notamment par ses célèbres aphorismes où il résume  les enseignements tirés de sa longue carrière politique et de responsable gouvernemental,  Ils sont devenus bréviaires politiques de deux de ses successeurs corréziens qui ont accédé à la plus haute magistrature, Jacques CHIRAC (1995-2007) puis François HOLLANDE (2012-2017) ; l'exégèse de leur oeuvre nous montre à quel point ils ont été fidèles à l'enseignement du maître et aux principes fondamentaux et moraux de gouvernement dont ils furent héritiers exemplaires :

  • "Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent."
  • "Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout."
  • "La politique, ce n'est pas de résoudre les problèmes, c'est de faire taire ceux qui les posent."
  • "Quand vous êtes embêtés, embrouillez tout."
  • "Toute réforme fiscale consiste à supprimer des impôts sur des choses qui étaient taxées depuis longtemps pour les remplacer par des nouveaux plus lourds, sur des choses qui ne l'étaient pas."
chirac chirac

Une blessure pour l'histoire

bozo
Mensonges, démagogie, manipulations, incompétence,  pour ambition ; mépris, arrogance, morgue et dédain pour méthode !

Prophéties

blaise_pascal“Il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.”

--Blaise Pascal Mathématicien, Philosophe des lumières

 

lincoln64On peut mentir une fois à tout le monde, tout le temps à une personne mais pas tout le temps à tout le monde

--Abraham Lincoln Président des Etat-Unis

 

sarkozyFrançois Hollande ment le matin, le midi et même le soir ; il abaisse la République et la démocratie

--Nicolas Sarkozy Président de la République 2007-2012

 

montebourg« Hollande ment tout le temps. C'est pour ça qu'il est à 20% dans les sondages. Il ment. Il ment tout le temps depuis le début

--Arnaud Montebourg Ministre socialiste

 

cahuzacC'est moins grave de mentir  pendant quinze secondes devant 577 députés que de mentir depuis un an sur l'état de la France, comme le fait François Hollande…!

--Jérôme Cahuzac Ministre du budget

 

niel64Quand les journalistes m’emmerdent je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix

--Xavier Niel Rastignac, Groupe Free, Groupe de presse BNP

 

taubira Hollande a jonglé entre opposants et partisans, fait plaisir à la droite et au FN. Il s'est pris pour Mitterrand, mais il lui manque un étage

--Christiane Taubira Ministre socialiste, Indépendantiste guyanaise, icône "woke"

 

dutourdLe malheur des gens qui ont beaucoup menti est que personne les croit lorsqu'ils disent la vérité

--Jean Dutourd Mascareigne

 

RevelLes socialistes ont une si haute idée de leur propre moralité qu'on croirait presque, à les entendre, qu'ils rendent la corruption honnête en s'y livrant

--J.F.Revel Philosophe

 

aubry64 J’avais raison, Hollande est un incapable. Il a tout raté : le chômage, il n’a pas réussi à le faire baisser, et la croissance n’est pas au rendez-vous. Tout va de travers.

--Martine Aubry Ministre socialiste, Premier secrétaire du Parti socialiste

 

allegre64 L'une des caractéristiques de François Hollande, c'est de considérer que le mensonge est une pratique normale en politique

--Claude Allègre Géochimiste, Ministre socialiste de l'Education Nationale

 

adolf hitler Si vous désirez la sympathie des masses, vous devez leur dire les choses les plus stupides et les plus crues

--Adolf Hitler Chancelier Reich allemand, criminel de guerre

Poésie

prevertQuand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie"

--Jacques Prévert  Poète, "Spectacles" 1951

 

Respect

frigide2
Respect d'autrui

Libération

opti gay
Respect de l'enfant

Progrès

tantouzes
Marchandisation de l'enfant

Esclavagisme

pma
Le Père ? Réserve spermatique 

Décadences de la gauche morale